En 2026, l'industrie cosmétique ne se contente plus de promettre l'efficacité ; elle doit prouver, par des données scientifiques irréfutables, l'absence totale de risque pour la santé humaine. L'évaluation de la sécurité, telle que définie par l'Article 10 du Règlement (CE) n° 1223/2009, constitue le socle juridique sur lequel repose toute mise sur le marché au sein de l'Union Européenne.
Cette exigence ne s'arrête pas aux frontières de l'UE. L'interconnexion des marchés, notamment avec la Suisse via l'Ordonnance sur les cosmétiques (VKos), impose une rigueur méthodologique sans faille. Sous la plume de Marcus Thorne, juriste expert en droit européen, cet article explore les arcanes de la toxicologie moderne, où le droit et la science fusionnent pour protéger le consommateur final.
Garantir la sécurité d'un produit complexe implique une analyse exhaustive de chaque ingrédient, de ses impuretés, de ses interactions potentielles et de son mode d'exposition. Nous aborderons ici les piliers du Rapport sur la Sécurité du Produit Cosmétique (RSPC), l'usage des méthodes alternatives (NAMs) et l'importance cruciale de la qualification de l'évaluateur.